Wwoofing Chapter 1 : Notre cabane toute mignonne au Canada

Par 31 août 2015 Canada, Wwoofing

Définition du WWOOFING : World Wide Opportunities on Organic Farms.
« Le WWOOF est un réseau mondial de fermes biologiques créées en Angleterre en 1971 qui se proposent d’accueillir toute personne souhaitant partager leur quotidien et leurs travaux en l’échange du gîte et du couvert. »

Pour résumer, nous travaillons en échange d’un toit et d’un repas.

Je peux d’ores et déjà vous dire que je vais rédiger une définition qui me conviendra mieux. Car incomplète à mon sens. Notre première expérience de wwoofing va fortement m’y aider. Car le wwoofing, c’est bien plus que ça ! Les muffins de Libby, par exemple. On en parle ou pas ? Un bel exemple de partage et de générosité.

Revenons au début du début du début. 1 an plus tôt, sur notre canapé d’angle Ikea dans notre appart, au milieu de mes 15 milliards de coussins, on s’est dit la chose suivante en préparant ces 7 mois :
– Primo (oui, parce qu’à la maison, on parle un peu italien) : On voulait rencontrer et se poser un peu pendant quelques temps après les 3 mois passés sur la route aux USA.
– Secondo (eh oui, il y a du niveau …) : Je (AC) voulais raviver un peu mon english.
– Terzo (Vous sentez la maîtrise de la langue de Dante et de Valentino Rossi ?) : Nous voulions économiser un peu.
– Quarto : Il n’y a pas de quarto, c’était juste pour vous montrer mes compétences en italien.

Et la solution du wwoofing au Canada nous paraissait la plus adéquate. Après 2 semaines en tant que wwoofers, on pense avoir fait le bon choix. Nous verrons si les prochaines expériences confirment tout ça.

Nous voici donc sur l’île de Vancouver,accessible à une heure de ferry, non loin de Victoria, chez Libby, Scott et leur famille. Leur maison/ferme est située au milieu d’une propriété de quelques hectares de forêt. Avec vue sur lac.
Et nous dormons quasiment sur le lac. Notre petite « cabane » est montée sur pilotis et la nuit, quelquefois, il y a des biches qui se trompent de chemin et foncent dans la cabane. (Une nuit, Fab était sorti, la biche a eu trop peur et a foncé dans la cabane …). Nous reviendrons sur les biches plus tard.
Il y a encore quelques mois, on avait des mails à traiter sur nos boites de réception. Et des présentations powerpoint à rendre. Aujourd’hui, on doit construire des palissades pour empêcher les biches de rentrer dans la propriété. Dans les 2 cas, à Paris ou à Victoria, on se remue les méninges! Chacun ses occupations.

Voici notre emploi du temps :
8h00 -10h00 : Travail
10h00-10h15/20 : Pause Muffins. Framboise, pomme ou mûre.
10H20/30 – 12h30 : Travail.
Après-midi : Free !
Et ce du lundi au vendredi ! Après c’est week-end.

L’après-midi, on fait des randonnées avec Scott autour de la ferme, on fait du canoë, on fait la sieste, on regarde Breaking Bad (on vient de commencer !), je continue mon journal, je lis, toujours en compagnie de Seamus, le chien, qui nous suit partout.
Nous aidons aussi Libby pour le repas du soir. Fab a fait son tiramisu et son risotto, et moi mes crêpes. Ca fait très cliché mais le principal, c’est qu’ils ont apprécié.
Je vous avoue que pour les crêpes, je me suis fait une légère frayeur. Sans ma crêpière, j’ai cru faire un massacre (imaginez des sortes de pancakes collés à la poêle), mais je me suis reprise.
Autre poêle, et finalement, beau et bon résultat.

 

On pourra dire aussi qu’on a appris plein de choses. Nous avons construit des palissades « anti-biches », récolté des pommes, des mûres, des tomates, des raisins, des poires. Arrosé les noisetiers. Préparé les terrains pour les plantations d’automne sous la serre. Désherbé.Semé des salades. Coupé du basilic et cuit des tomates pour remplir les 4 congélateurs de Libby. Nourrit « une fois » le poulailler. J’écris « une fois » car les ratons laveurs sont passés par là. Moi, j’imaginais que c’était des petites bêtes toutes gentilles. Pas vraiment en réalité ! On pourrait appeler ça « Carnage dans la basse-cour ». Ça fait un peu titre de film d’horreur de série B.
Je m’arrête là, ce blog n’est que tendresse et mignonneries.

Bref, je ne pensais pas être capable de faire tout ça. J’appréhendais même un peu. De ne pas tout comprendre ce que l’on me demandait de faire, de me tromper, de pas être assez forte physiquement aussi. Fab lui adore travailler à l’extérieur. Finalement, on essaie et au pire on demande, on fait répéter! On s’est trompé 1 ou 2 fois mais ça fait partie du wwoofing! Et nouvelle expérience de couple: on a bossé ensemble. Moi, j’ai trouvé ça chouette. Et je pense que Fab aussi. L’article du prochain wwoofing, c’est Fab qui sera sur le clavier, il vous exprimera le fond de sa pensée.

Le week-end (on avait un peu oublié la notion de week-end), nous sommes allés nous balader à Victoria, manger des glaces, et faire du kayak de mer. Victoria, c’est un très joli petit port de plaisance canadien. Je crois que j’ai tout dit. Petite anecdote, on a aussi découvert une mine d’or au Canada : Value Village. Un magasin de seconde main. On a commencé à s’équiper en vêtement chaud pour la suite du voyage à moindre prix. C’est un bon plan pour les voyageurs de longue durée au Canada!

Que vous dire. J’ai conscience que cet article part un peu dans tous les sens. Reprenons.
En bref, 2 semaines riches en contact humain. Et c’est ce que je retiens de cette première expérience. Une famille qui vous accueille comme si vous étiez des cousins.
Et surtout un mode de vie différent du nôtre. On aimerait bien emmener avec nous en France un petit quelque chose de tout ça. Les bonnes résolutions sont infinies…

Post-Scriptum en aparté : Nous venons de fêter nos 100 jours en vadrouille sur le continent nord américain. Il n’y avait pas de meilleur endroit pour fêter ce « Day 100 ». Et j’y ai abandonné ma béquille. Achetée dans une pharmacie du Jura, elle ira rejoindre le magasin de seconde main de Victoria. J’y vois un signe. Le wwoofing au Canada, c’est le début de nouvelles aventures. Et puis, c’est super encombrant une béquille! Ne vous moquez pas!
Ah oui, dernier point, ce muffin a l’air trop délicieux. Je vous avoue tout: j’ai oublié de mettre le sucre.

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